Un palais maudit à Rihour 

Ce n’est pas une histoire de fantômes mais plutôt de flammes. Le Palais Rihour, fut en sont temps la plus grande demeure seigneuriale du nord de l’Europe. , Aujourd’hui, il n’en reste qu’une minuscule partie qui abrite le siège de l’Office de Tourisme de Lille.

Construit sur pilotis en briques et pierres de Lezennes, le bâtiment forme un quadrilatère composé de quatre ailes (Duc, Dames, Gouvernance, Galerie), avec, au centre, la cour d’honneur. 

L’histoire du palais coïncide avec une longue liste de malheur, il fut victime de plusieurs incendies, Un premier incendie en 1700 lors d’une représentation de pièce de théâtre pendant laquelle ont été tirés des feux d’artifices. Quelques années plus tard, un incendie détruit une autre aile du palais. L’édifice, reconstruit en 1849 pour servir d’hôtel de ville, fut une nouvelle fois victime des flammes pendant l’occupation allemande en 1916. Pas de chance !

Quand le diable s’invite au couvent des Brigittines

Tout se passe bien au couvent des Brigittines jusqu’à ce qu’en 1608, d’étranges phénomènes se produisent. Ce sont d’abord des voix plaintives, des clameurs et des hurlements épouvantables que les religieuses entendent. Des bruits si horribles et oppressants que les soeurs n’osent plus rester seules dans leurs cellules.

Le mal semble progresser et bientôt les voix font place aux apparitions: une religieuse sans tête déambulant dans le couvent, de jeunes gens emplumés ou encore de hommes gigantesques et armés se promenant dans les corridors en frappant et en gesticulant.

La folie s’empare petit à petit du couvent mais mère Anne Dubois, la fondatrice du couvent tient bon et ordonne à toutes les Brigittines jeûnes et prières pour faire face au mal. Mais lors des offices saints, les religieuses sont prises de convulsions, se roulant au sol en grinçant des dents, les yeux injectés de sang. Certaines mourront également d’étranges maladies.

Alors que les rumeurs courent bon train sur Lille à propos de ce qu’il se passe au couvent, à la pentecôte 1612, Anne Dubois est renversée par ses consoeurs et piétinée. Les soeurs poussent des cris inarticulés, se retrouvent prises de contorsions et dansent sur les marches de l’autel pendant l’office. Quel est donc ce mal qui ronge ce couvent ?

Un jour, une des religieuses, la plus pieuse et respectée, Marie de Sains avoue qu’elle est la cause de tous ces troubles… Elle aurait incité les religieuses à la luxure avec l’aide de filtres qu’elle avait confectionnés et se dit être l’auteure des étranges maladies mortelles qui ont frappées les Brigittines.

D’où venaient les cris que les religieuses entendaient ? Marie de Sains avoua, que sur ordre de Lucifer en personne, voir égorgé des enfants et de leur avoir ouvert le corps pour manger leur coeur. Mais que pour rajouter à l’horreur, elle les torturait en leur arrachant les cheveux, leur perçant les tempes avec des aiguilles, les brûlant, les écorchant, leur écrasant le cerveau contre un mur, les déchiquetant menu…

Le père Michaelis, chargé de son exorcisme se montrera “indulgent” puisqu’elle échappera au bûcher mais pas à la prison. Elle sera envoyée à celle de Vilvoorde où elle finira sa vie.

Louise de Bettignies, James Bond à la Française

C’est l’histoire d’une femme qui lors de l’invasion allemande en 1914 dans la ville de Lille, décide de s’engager dans la résistance et l’espionnage. Elle prendra le pseudonyme d’Alice Dubois, une employée de société d’import-export.

C’est à Folkestone qu’elle fait un stage d’initiation à l’espionnage. Comme elle est polyglotte, elle dirige depuis son domicile de Lille un vaste réseau de renseignements dans le Nord de la France pour le compte de l’armée Britannique.

Son action aurait permis de sauver la vie à plus d’un millier de soldats britanniques pendant son activité. Elle est arrêtée par les allemands le 20 octobre 1915 et condamnée aux travaux forcés à perpétuité pour avoir refusé d’avaler un vomitif, après qu’elle ait été vu en train d’avaler un pli contenant des informations top secrètes. Elle trouvera la mort dans la Forteresse de Siegburg, le 27 septembre 1918, des suites d’une mise à l’isolement dans un cachot noir et humide et d’une absence volontaire des soins nécessaires.

Elle recevra à titre posthume, la croix de la Légion d’honneur, la Croix de guerre avec palme, la médaille militaire française et faite officier de l’ordre de l’Empire britannique.

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